Des torrents dans le désert

La vie avec les joies de la santé est chose du passé.
Maintenant, ma joie est trouvée en d’autres sources.
Car je ne me réjouis plus de mon travail, de mes accomplissements, ou de la réalisation de mes rêves.

Mon âme cri, cri afin de pouvoir faire.
Faire quelque chose. Mais ce verbe se dissipe au temps présent.

Je ne suis plus quelqu’un à cause de ce que je fais.
J’apprends à être quelqu’un pour qui je suis.

Je ne suis plus quelqu’un à cause de ce que je donne,
Mais j’apprends à être quelqu’un par mon besoin en Lui.

Je ne peux plus donner, mon corps est vide.
Je ne peux plus faire, mon corps est encombré par la maladie.

Mon être intérieur, lui, veut s’envoler dans les projets, la créativité.
Mon être extérieur cherche plutôt à trouver du repos, mais en vain.
Pourquoi tous ces désirs pour plus, si je suis si submergée dans les moins?

Mon âme cri, cri dans le désert.

Oui, la maladie fait ses ravages comme la sécheresse sur une terre fertile.
Mais comme une petite goutte de pluie sous un soleil brillant,
Mes pleurs ne sont qu’une vapeur passagère sous le reflet resplendissant de mon Sauveur.

Lui qui me protège et qui me soutient,
Lui qui va transformer ma sécheresse en une oasis.

J’attends patiemment, ou parfois impatiemment,
Afin que les torrents submergent mon corps et mon âme assoiffés.

Psaume 126

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *